Règles évangéliques de confinement !
- Lavez votre cœur avec le Sang du Christ (Ps73,1)
- Ne sortez jamais sans le masque de l’amour et de respect mutuel (Lc 6,31)
- Gardez vos distances de tout mal (Jb28,28)
- Gardez-vous des foules et des hommes méchants (Ps 1,1)
- Protégez votre esprit des éternuements du mensonge et de la haine (Lv 19,17)
- Ne serrez pas la main à l’abomination (Dt 25,16)
- N’embrassez ni rumeurs et ni faux enseignements (2P 2,1)
- Demeurez en toute sécurité en Dieu afin d’être sauvé (Jr17,14)
- Désinfectez vos vies par la Parole de Dieu (Ps 1,2)
- Dès que vous remarquez un des symptômes du péché, composez le numéro d’assistance (Jr 33,3)
- N’oubliez jamais de renforcer l’immunité de votre foi avec l’huile du Saint- Esprit. (Jude, 20)
Q/R-Jésus Roi des Juifs ?
Chère Stéphanie,
Vous vous étonnez que Jésus soit nommé « Roi des Juifs« , alors que le religion chrétienne n’est pas la même que celle des Juifs.
La référence est Mc 15, 1-15 (évangile de St Marc, chapitre 15, les 15 premiers versets). Les Juifs veulent faire condamner Jésus à mort, mais ils n’ont pas le pouvoir d’exécuter un prisonnier. Ils vont donc livrer Jésus à Pilate, le gouverneur romain, en l’accusant d’une subversion politique : si Jésus est « Roi des Juifs » il menace le pouvoir d’Hérode, que l’occupant romain à mis sur le trône ; il trouble donc l’ordre public et doit être mis hors d’état de nuire.
Pilate sait que Jésus est livré par jalousie des chefs religieux qui cherchent un prétexte pour se débarrasser de lui ; mais par opportunisme politique (par lâcheté), il cède à la demande des Juifs et condamne Jésus à la crucifixion.
La question subsiste : Jésus est-il le Roi des Juifs ?
Oui mais pas au sens politique ; Jésus est le Messie attendu, le Christ annoncé par les prophètes, bien plus : le « Fils du Dieu Béni » (Mc 14,61) selon les termes utilisés par le Grand Prêtre au cours de son interrogatoire. Jésus lui répond : « Je le suis. Et vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant, et venir parmi les nuées du ciel » (Mc 14,62). Cette réponse est considérée comme blasphématoire par le Grand Prêtre, qui y voit un motif de condamnation à mort, car il ne croit pas à la messianité de Jésus.
Or le Messie attendu serait Prophète et Roi. Jésus est donc bien le Roi des Juifs au sens spirituel, religieux du terme. Il n’est d’ailleurs pas seulement le Roi des Juifs, mais « le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs » selon la citation du livre de l’Apocalypse, chapitre 19, verset 16 (Ap 19,16), exprimant ainsi sa royauté universelle.
Vous avez dès lors raison de dire que la religion chrétienne est différente de celle des Juifs, puisque les Juifs ne reconnaissent pas que Jésus est « le Christ, le Fils du Dieu vivant » (selon la confession de St Pierre en Mt 16,16, approuvée par Jésus), le Seigneur et Sauveur universel, le seul par qui nous puissions connaitre Dieu (le Père) en « Esprit et vérité » (Jn 4,23) : « Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler » (Mt 11,27).
P. Joseph-Marie
Q/R-Les prières de l’Abbé Julio
Chère Constance,
Certaines prières de l’Abbé Julio sont effectivement très belles, mais le problème est plutôt du côté de leur utilisation.
Le recueil des prières de l’Abbé Julio est le vade mecum de tous les occultistes, qui utilisent ces prières comme des formules magiques particulièrement efficaces !
Bien sûr un tel usage n’a rien à voir avec l’humble demande adressée à Dieu, dans l’abandon à sa volonté bienveillante qui sait mieux que nous ce qui nous convient.
Il s’agit plutôt d’un rituel, garanti efficace si vous respectez la procédure, qui tire son efficacité de sa puissance occulte.
Vous me direz que l’on peut prier ces oraisons dans un autre contexte et avec une pieuse intention, mais vous parlez vous-même des 44 pentacles : la définition du pentacle est claire : il s’agit d’une amulette de protection, utilisée dans les invocations magiques ; il est fait en général en parchemin, sur lequel le symbole de l’esprit ou de l’entité invoqués est dessiné.
Vous avouerez qu’il n’y pas grand chose de chrétien dans cette démarche magique !
Je crois qu’il y a suffisamment de très belles prières chrétiennes, pour ne pas puiser dans ce rituel magique.
KTQ – En quel Dieu croyons-nous ? (1)
Qu’est-ce que « dieu » ?
1- Pour Platon, le concept « dieu » désigne le « principe anhypothétique » – terme compliqué qui signifie le premier principe, au-delà duquel la raison ne peut pas remonter pour expliquer le monde. Il s’agit d’un concept philosophique, qui désigne le terme ultime d’une remontée rationnelle au fondement.
Mais le « dieu » de Platon, n’est pas celui d’Aristote, qui diffère de celui des stoïciens, de celui de Kant, de Hegel, etc. Bien des philosophes ont ainsi présenté leur conception personnelle de Dieu, le plus souvent incompatibles entre elles.
2- Si nous regardons du côté des grandes Traditions religieuses, là encore nous trouvons un grand nombre de propositions divergentes, qui cette fois ne sont plus le fruit d’un travail rationnel (comme dans le cas du dieu des philosophes), mais plutôt l’expression d’une intuition concernant l’origine et la fin (c’est-à-dire le sens) de la vie, fruit d’une longue recherche spirituelle de sages, au prix d’un certain retrait du monde et d’efforts ascétiques.
3- Il est donc important de préciser de quoi nous parlons lorsque nous usons du terme « dieu ». Nous essayerons de le découvrir en parcourant quelques passages des Ecritures, c’est-à-dire du recueil de 73 ouvrages qui composent la Bible, que nous considérons comme inspirée par l’Esprit Saint.
L’image de Dieu que nous découvrirons, n’est donc pas le fruit d’une réflexion humaine, ni même le fruit de la méditation d’un ou de plusieurs sages ou mystiques, mais elle nous est révélée par Dieu lui-même, qui inspire les hagiographes (on désigne par ce nom les auteurs inspirés de la Bible) de manière à ce qu’ils parlent de Lui « en Esprit et vérité » (Jn 4,23).
Cette Révélation culmine dans l’Incarnation Rédemptrice, lorsque le Fils de Dieu lui-même, son Verbe éternel, prend chair de notre chair pour venir nous rencontrer dans une humanité semblable à la nôtre (sauf le péché), s’entretenir avec nous, et finalement nous rendre participants de sa propre nature divine en nous donnant part à son Esprit filial. Nous parlons du mystère de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, point d’aboutissement de notre parcours.
Mais avançons pas à pas, comme le Seigneur nous en donne l’exemple dans son cheminement avec l’humanité tout au long de l’histoire du salut…
Le Dieu de la création
1- Le premier livre de la Bible se nomme la « Genèse ». Relisons le chapitre 1 du verset 1 jusqu’au chapitre 2, verset 4 (Gn 1,1 – 2,4).
Ne prenons pas ce récit au pied de la lettre : ce poème majestueux emprunte ses images aux représentations de l’époque ; son but n’est pas de nous donner un traité de cosmogonie. Il nous parle plutôt de l’initiative divine aux origines, et de la relation que Dieu désire instaurer avec ses créatures, en particulier avec l’homme et la femme, placés au sommet de l’ordre créé.
2- Nous aurons remarqué que le monde sorti des mains de Dieu – ou plutôt qui surgit du néant à mesure qu’il l’appelle à l’existence par sa Parole – est à plusieurs reprises déclaré « bon » et même « très bon » par Dieu lui-même. Nous verrons que le chapitre 3 va jeter l’ombre du péché sur cette création originelle ; mais restons pour le moment à cette affirmation d’un Dieu qui crée par sa Parole, prononcée dans le souffle de son Esprit.
3- Croire en un Dieu créateur c’est affirmer que le monde reçoit son existence d’un Autre, qui est l’Être absolu, Celui qui était, qui est et qui sera toujours, d’éternité en éternité. Il ne reçoit son existence de nul autre : il est « causa sui », c’est-à-dire qu’il est à lui-même l’unique cause de sa propre existence.
La seule « définition » (si nous pouvons parler ainsi) de Dieu dans la Bible, se trouve sous la plume de Saint Jean : « Dieu est amour (agapé) » (1 Jn 4,16). Il est l’éternel acte d’amour, c’est-à-dire de don de soi, que Jésus nous invitera à nommer « Père » (Mt 6,9).
Toutes les créatures participent de manière finie, limitée, imparfaite à l’Être infini, illimité, parfait de Dieu en dehors de qui rien ne peut exister.
C’est en ce sens que St Augustin nous dit qu’il y a des « vestiges de Dieu » (vestigia Dei) en toutes choses créées. Cependant, parmi les innombrables créatures, l’être humain est le seul à être créé « à l’image de Dieu » – c’est-à-dire capable lui aussi d’aimer, de se donner ; ce qui suppose qu’il est doté de conscience de soi, d’intelligence, de volonté, et de la libre disposition de soi.
Créé ainsi « à l’image de Dieu », chacun de nous est appelé à cheminer vers la « ressemblance », en mettant en œuvre cette capacité d’aimer qui nous distingue de toutes les autres créatures, et constitue notre mission propre au sein de toute la création.
Web-écoute
Obsèques
Jeudi 12 novembre à 10 h à Saint Etienne d’Estrechoux : Madame Yvette PERRONE
Vendredi 13 novembre à 14h30 à Lunas : Madame Françoise BELLIOL
Que par la miséricorde divine, leur âme repose en paix.
Homélie de St Césaire pour la dédicace d’une église
En cette fête de la Dédicace de l’Eglise du Latran, cathédrale de l’Evêque de Rome, nous méditons une homélie de Saint Césaire d’Arles (470-542)
« Nous célébrons aujourd’hui dans l’allégresse, frères bien-aimés, l’anniversaire de cette église, avec la grâce du Christ. Mais c’est nous qui devons être le temple de Dieu, son temple véritable et vivant. Les peuples chrétiens ont bien raison de célébrer avec foi cette solennité de la Mère Église, car ils savent qu’ils sont renés spirituellement par elle. Si, par notre première naissance, nous étions pour Dieu des objets de colère, par la seconde naissance, nous sommes devenus les objets de sa miséricorde. La première naissance nous a engendrés à la mort, la seconde nous a rappelés à la vie.
Tous, frères très chers, avant le baptême, nous avons été des temples du diable ; après le baptême, nous sommes devenus des temples de Dieu ; et si nous réfléchissons attentivement au salut de notre âme, nous savons que nous sommes le temple véritable et vivant de Dieu. Dieu n’habite pas seulement dans des temples faits de la main de l’homme, ni dans une demeure de bois et de pierres, mais principalement dans l’âme créée à l’image de Dieu, par la main du Créateur lui-même. C’est ainsi que saint Paul a dit : Le temple de Dieu est saint, et ce temple, c’est vous.
Et puisque le Christ est venu pour chasser le démon de nos cœurs, afin de se préparer un temple en nous, travaillons autant que nous le pouvons, avec son aide, à ce qu’il ne subisse pas en nous d’outrage, à cause de nos mauvaises actions. Car celui qui agit mal outrage le Christ. Comme je l’ai dit, avant que le Christ nous eût rachetés, nous étions la demeure du démon ; ensuite nous sommes devenus la demeure de Dieu : Dieu a daigné faire de nous sa demeure. Par conséquent, mes très chers, si nous voulons célébrer dans la joie l’anniversaire d’une église, nous ne devons pas détruire en nous, par de mauvaises actions, les temples vivants de Dieu. Et je dis cela pour que tous puissent comprendre : chaque fois que nous venons à l’église, nous devons préparer nos âmes pour qu’elles soient telles que nous voulons trouver cette église.
Tu veux trouver une basilique brillante ? Ne souille pas ton âme par la saleté des péchés. Si tu veux que la basilique soit éclairée, et Dieu aussi le veut, que la lumière des bonnes œuvres brille en nous, et celui qui est aux cieux sera glorifié. De même que tu entres dans cette église, c’est ainsi que Dieu veut entrer dans ton âme, comme lui-même l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux. »
Mardi 10 novembre à 15h30 : obsèques de Monsieur TALI Henri en l’église de Ceilhes et Rocozels.
Verdict du Conseil d’État
Nous venons de l’apprendre, le Conseil d’État a rendu sa décision. Nous la suivrons. Il ne nous est donc pas possible de participer physiquement à la célébration de l’Eucharistie pendant la période de confinement.
Comme nous l’avons fait à l’occasion du confinement du printemps dernier, nous chercherons à célébrer le jour du Seigneur en lisant la Parole de Dieu et en la méditant. Nous maisons sont appelées à être des petites communautés d’Église.
C’est ainsi que notre Église pourra continuer à vivre pleinement.
Mes vœux et ma prière vous accompagnent !
+ Pierre-Marie Carré
Archevêque de Montpellier