Mot du Père curé – Octobre 2021

En ce mois d’octobre, consacré à Notre-Dame du Rosaire, nous présenterons à la Vierge Marie nos requêtes pour nous-mêmes et pour nos proches, sûrs de sa sollicitude maternelle et de son pouvoir sur le Cœur de son Fils.
Nous commençons en général par lui confier notre santé physique, puis nous lui demandons la grâce d’une vie relationnelle harmonieuse, en particulier au sein de notre famille, du cercle de nos amis, de la paroisse… Et enfin – si nous y pensons – nous lui demandons encore d’être renouvelés dans l’Esprit Saint afin de mieux connaitre Jésus, et par lui le Père.
Or si nous écoutons Jésus nous enseigner la prière, l’ordre de priorité dans nos demandes devrait être radicalement inversé :
« Notre Père qui es au cieux, que ton Nom soit sanctifié » : que ta paternité (ton Nom) soit honorée dans tous les aspects de notre vie, pour que celle-ci soit pleinement filiale, et que « tout ce que nous puissions dire ou faire, le soit toujours au nom du Seigneur Jésus, en offrant par lui notre action de grâce à Dieu le Père » (Col 3,17).
« Que ton Règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » : que nous soyons des collaborateurs du Christ, venu accomplir la volonté de Dieu son Père en « rassemblant dans l’unité les enfants de Dieu dispersés » (Jn 11,52) ; que nous ne soyons jamais cause de divisions, mais que « nous nous revêtions de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience, nous supportant et nous pardonnant mutuellement comme le Seigneur nous a lui-même pardonné » (Col 3, 12-13) ; et qu’ainsi nous puissions toujours et en tout lieu « garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix » (Ep 4,3).
« Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour » : le Pain « suressentiel » de l’Eucharistie, par laquelle tu viens demeurer en nous et nous permets de demeurer en toi (Jn 15). C’est par ce Pain de vie que tu fais grandir en nous « l’Homme nouveau, recréé, selon Dieu, dans la justice et la sainteté conformes à la vérité » (Ep 4,24), et que tu poursuis à travers nous la grande transfiguration de la création – à commencer par notre propre corps.
C’est donc « par le haut » qu’il nous faut commencer à rédiger notre liste de demandes, puisque le Seigneur nous a fait « renaître d’en-haut, d’eau et d’Esprit » (Jn 3,3.5), afin de « ne pas entrer dans les tentations » de ce monde et être délivrés de « notre adversaire, le diable, qui rôde comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer » (1 P 5,8).
Que la Vierge Marie notre Mère nous accorde de « lui résister avec la force de la foi » (1 P 5,9).

 P. Joseph-Marie

Prière à Saint Raphaël

Prière à Saint Raphaël :  

« O saint ange Raphaël, fidèle ministre du Seigneur, guide sûr et zélé des  pauvres  pèlerins  du  temps  à l’éternité,  nous  recourons  à  vous  et  nous  vous  demandons  humblement  votre  céleste  protection.  La  vie  pour  nous,  vous  le  savez,  est  un  voyage  rempli  de  périls  et  de  dangers.  Le  démon, comme un monstre toujours acharné à notre perte, s’efforce de  nous  dévorer ;  il  sème  sous  nos  pas  les  pièges,  les  embûches ;  il  fait  à  notre âme de profondes et trop souvent de mortelles blessures ; il jette  sur ses yeux le voile du péché, qui obscurcit en elle la lumière de la foi et  la prive des doux et bienfaisants rayons du Soleil de justice. 

Venez  donc  à  notre  aide,  ô  bienheureux  archange !  Voyez  notre  faiblesse,  les  dangers  qui  nous  menacent,  et  daignez  être  notre  guide.  Dirigez  nos  pas  incertains  dans  les  voies  de  Dieu ;  faites  briller  à  nos  yeux  la  douce  lumière  du  ciel ;  enseignez-nous  les  remèdes  propres  à  guérir  nos âmes  si  faibles,  si languissantes ; éloignez  d’elles le  démon ;  apprenez-nous  à  le  vaincre,  à  déjouer  les  ruses  de  sa  malice,  à  le  combattre par la prière et la mortification. 

Ne  nous  quittez  pas,  nous  vous en  supplions,  pendant  tout le  cours  de  notre  périlleux  voyage ;  soutenez-nous  si  nous  faiblissons,  si  notre  courage  chancelle  par les  fatigues et les longueurs  de la  route. Vous le  savez,  notre  Père  du  ciel,  qui  est  aussi  le  vôtre,  nous  attend  avec  une  inquiète sollicitude ; il craint pour notre faiblesse les dangers du voyage.  Redoublez  donc  de  zèle,  ô  charitable  esprit,  et  ne  nous  quittez  qu’en  nous  remettant  entre  ses  bras,  afin  que  nous  puissions  le  louer  et  le  bénir éternellement avec vous. Ainsi soit-il. » 

Messe à la chapelle saint Raphaël (Bédarieux)

Mercredi 29 septembre à 11h

Le 29 septembre, l’Église fête donc spécialement les trois archanges Michel, Gabriel et Raphaël et, à travers eux, « tous les anges qui, du Paradis de la Genèse à celui de l’Apocalypse, remplissent de leur présence invisible le déroulement de l’histoire du Salut. Messagers du Seigneur, pour révéler ses desseins et porter ses ordres, ils constituent d’abord la foule immense des adorateurs du Dieu vivant » (Missel romain). Fêter les archanges engage à s’inspirer de leur double fidélité : contempler, faire connaitre Dieu. (source Liturgie et sacrements)