Fin de vie : le risque de l’ « imprudence morale  » et de l’  » irrespect démocratique « 

Le 12 mai 2026, le Sénat a rejeté en deuxième lecture la proposition de loi sur « l’aide à mourir », tout en adoptant le volet relatif aux soins palliatifs.

Dans un communiqué publié le 14 mai, la Conférence des évêques de France (CEF) salue cette avancée pour les soins palliatifs, mais tire la sonnette d’alarme face à la volonté de poursuivre coûte que coûte la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté.
Pour les évêques, ce vote du Sénat « confirme l’absence manifeste de consensus politique et social » sur ce sujet, et souligne une fracture croissante parmi les parlementaires. Vouloir forcer l’adoption du texte dans ce contexte constituerait « une imprudence morale et un irrespect démocratique, aux conséquences humaines, éthiques et sociales majeures ».

L’Église de France rappelle qu’une transformation aussi profonde de notre droit, de notre pacte social mais aussi de la médecine, exige un débat serein, loin de toute précipitation électorale. Elle réaffirme que la véritable réponse à la souffrance réside dans l’accompagnement et les soins palliatifs.

Lire le communiqué complet ci-dessous.

          Alors que le Sénat vient de terminer l’examen des propositions de loi sur la fin de vie, la Conférence des évêques de France se réjouit de l’adoption définitive du texte relatif aux soins palliatifs. L’accès à un accompagnement digne, humain et apaisé en fin de vie constitue une exigence de solidarité nationale.

          Par ailleurs, le nouveau rejet de la proposition de loi relative à l’aide à mourir souligne la fracture de plus en plus importante parmi les parlementaires sur ce sujet déterminant pour notre vie collective. Ce vote confirme l’absence manifeste de consensus politique et social à propos de l’ »aide active à mourir ». Ce désaccord profond s’était déjà exprimé à l’Assemblée nationale durant les débats et par un vote plus serré en deuxième lecture.

Dans ces conditions, poursuivre à marche forcée l’adoption d’un texte légalisant l’euthanasie et le suicide assisté reviendrait à faire fi de la voix d’un nombre significatif de parlementaires. Eu égard à la gravité du sujet et à la diversité des points de vue exprimés, ce serait une imprudence morale et un irrespect démocratique, aux conséquences humaines, éthiques et sociales majeures.

Une transformation aussi profonde de notre droit, de la médecine et du pacte social ne saurait être soumise à des précipitations électorales. Elle mérite à l’inverse d’être discutée dans le cadre d’un débat apaisé, au service de la dignité de la vie dans tous ses états et à toutes ses étapes.

Source : eglise.catholique.fr

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