Prière à Saint Raphaël

Prière à Saint Raphaël :  

« O saint ange Raphaël, fidèle ministre du Seigneur, guide sûr et zélé des  pauvres  pèlerins  du  temps  à l’éternité,  nous  recourons  à  vous  et  nous  vous  demandons  humblement  votre  céleste  protection.  La  vie  pour  nous,  vous  le  savez,  est  un  voyage  rempli  de  périls  et  de  dangers.  Le  démon, comme un monstre toujours acharné à notre perte, s’efforce de  nous  dévorer ;  il  sème  sous  nos  pas  les  pièges,  les  embûches ;  il  fait  à  notre âme de profondes et trop souvent de mortelles blessures ; il jette  sur ses yeux le voile du péché, qui obscurcit en elle la lumière de la foi et  la prive des doux et bienfaisants rayons du Soleil de justice. 

Venez  donc  à  notre  aide,  ô  bienheureux  archange !  Voyez  notre  faiblesse,  les  dangers  qui  nous  menacent,  et  daignez  être  notre  guide.  Dirigez  nos  pas  incertains  dans  les  voies  de  Dieu ;  faites  briller  à  nos  yeux  la  douce  lumière  du  ciel ;  enseignez-nous  les  remèdes  propres  à  guérir  nos âmes  si  faibles,  si languissantes ; éloignez  d’elles le  démon ;  apprenez-nous  à  le  vaincre,  à  déjouer  les  ruses  de  sa  malice,  à  le  combattre par la prière et la mortification. 

Ne  nous  quittez  pas,  nous  vous en  supplions,  pendant  tout le  cours  de  notre  périlleux  voyage ;  soutenez-nous  si  nous  faiblissons,  si  notre  courage  chancelle  par les  fatigues et les longueurs  de la  route. Vous le  savez,  notre  Père  du  ciel,  qui  est  aussi  le  vôtre,  nous  attend  avec  une  inquiète sollicitude ; il craint pour notre faiblesse les dangers du voyage.  Redoublez  donc  de  zèle,  ô  charitable  esprit,  et  ne  nous  quittez  qu’en  nous  remettant  entre  ses  bras,  afin  que  nous  puissions  le  louer  et  le  bénir éternellement avec vous. Ainsi soit-il. » 

Messe à la chapelle saint Raphaël (Bédarieux)

Mercredi 29 septembre à 11h

Le 29 septembre, l’Église fête donc spécialement les trois archanges Michel, Gabriel et Raphaël et, à travers eux, « tous les anges qui, du Paradis de la Genèse à celui de l’Apocalypse, remplissent de leur présence invisible le déroulement de l’histoire du Salut. Messagers du Seigneur, pour révéler ses desseins et porter ses ordres, ils constituent d’abord la foule immense des adorateurs du Dieu vivant » (Missel romain). Fêter les archanges engage à s’inspirer de leur double fidélité : contempler, faire connaitre Dieu. (source Liturgie et sacrements)

 

KTQ- Jésus nous dit Dieu par sa vie d’homme (6)

C’est en Jésus de Nazareth, que Dieu lui-même s’approche.

Dieu s’est fait homme afin que nous puissions le voir dans un visage d’homme, l’entendre nous parler, le voir agir :

1 Jn 1, 1-2 : « Ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons. Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons vue, et nous rendons témoignage : nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous. »

Les prophètes nous parlaient de Dieu, ils nous transmettaient la parole que Dieu leur avait dite ; Jésus, lui, est la Parole, il nous dit Dieu dans tout son être :

Jn 14,9 : « Celui qui m’a vu a vu le Père. »

Cette prétention à être le Fils unique de Dieu venu dans la chair, est confirmée par le Père lui-même ; ainsi au baptême de Jésus par Jean le Baptiste :

Lc 3,22 : « L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus, et il y eut une voix venant du ciel : “Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie”. »

Ainsi qu’à la Transfiguration :

Lc 9,35 : « De la nuée, une voix se fit entendre : “Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! ”»

Jésus parle avec autorité et non pas comme les chefs religieux :

Mc 1,22 : « On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. »

Il agit avec une autorité toute divine puisqu’il guérit par sa seule parole, et expulse les démons :

Mc 1, 32-34 : « Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. »

Mais il manifeste surtout son origine divine en accomplissant ce que Dieu seul peut faire : en pardonnant les péchés :

Mc 2,5 : « Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : “Mon enfant, tes péchés sont pardonnés”. »

Le Dieu que Jésus nous révèle est le Dieu de miséricorde, qui nous a envoyé son Fils pour nous dire son amour, sa volonté de nous réconcilier avec lui, de nous rétablir dans notre dignité de fils et de filles de Dieu, que nous avions perdue en nous détournant de lui et en prétendant à une autonomie mensongère :

2 Co 5, 18-22 : « Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné le ministère de la réconciliation. Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui : il n’a pas tenu compte des fautes, et il a déposé en nous la parole de la réconciliation. Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu. »

Si Jésus est le Fils de Dieu fait chair pour nous ouvrir le chemin vers le Père, il convient d’apprendre à le connaitre en méditant les Evangiles qui sont la « mémoire des apôtres », c’est-à-dire le récit de ce qu’ils ont vécu avec Jésus et qu’ils nous ont laissé afin que nous aussi…

Jn 20,31 : « …nous croyions que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, nous ayons la vie en son nom. »