KTQ-Le Dieu de Jésus-Christ (5)

Résumons notre foi à sa plus stricte expression : « Je crois en Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, qui me révèle le visage de Dieu son Père, devenu mon Père par le don de l’Esprit Saint ».

Nous croyons qu’en Jésus-Christ, Dieu lui-même s’est approché de nous, nous a révélé son visage ; qu’en lui s’accomplissent les paroles des prophètes ; qu’il est dans toute sa Personne, la plénitude de la révélation, en qui Dieu se donne, pour que nous puissions devenir ses enfants d’adoption.

Accueillir Jésus dans la foi, c’est accueillir Dieu lui-même :

Jn 14,9 : « Celui qui m’a vu a vu le Père. »

Le verbe « voir » dans le quatrième Evangile désigne une connaissance intime, une communion de vie, une inhabitation réciproque :

Jn 15,4 : « Demeurez en moi, comme moi en vous. »

Dieu se fait homme pour que l’homme puisse devenir « participant de la nature divine » (2 P 1,4).

Sommes-nous bien conscients du scandale de l’Incarnation ?

Affirmer que Dieu, l’Infini, l’Eternel, s’abaisse jusqu’à se faire minuscule fœtus dans le sein de la Vierge Marie, qu’il entre dans le temps et se soumet aux vicissitudes du devenir humain, n’est-ce pas blasphématoire ?

Si nous nous référons à la conception d’un Dieu tout-puissant, retiré dans sa transcendance, certes, l’Incarnation semble irrespectueuse de la différence ontologique.

Mais si nous nous en tenons à la « définition » de Dieu que nous donne St Jean, « Dieu est charité » (1 Jn 4,8) – agapé, c’est-à-dire amour-don, totalement gratuit – alors nous pressentons que l’Incarnation est une exigence de l’Amour, qui veut se faire proche, partager les joies et les peines, la vie et la mort des hommes créés à son image et à sa ressemblance :

Ph 2, 5-7 : « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. »

…pour enseigner aux hommes le chemin vers Dieu :

Jn 14,6 : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »

 

Lc 10,22 : « Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »

Par tout ce qu’il est – c’est-à-dire ce qu’il dit, ce qu’il fait, ses actions, omissions, réactions… – Jésus nous révèle le vrai visage du Dieu d’amour :

1 Jn 4, 9-10 : « Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui. Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés. »

La conséquence suit logiquement :

1 Jn 4, 11-13 : « Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection. Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous : il nous a donné part à son Esprit. »

A ceux qui croient en son Fils Jésus-Christ, Dieu donne part à l’Esprit d’amour qui nous permet de vivre de sa propre vie, et de devenir ainsi enfants de Dieu :

1 Jn 3,1 : « Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. »

C’est pourquoi Jésus enseigne à ses disciples d’oser s’adresser à Dieu en l’appelant « Père » :

Mt 6, 9-13 : « Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.  Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. »

Si nous pouvons appeler Dieu notre Père, c’est donc que par la foi, nous avons accès à une vie nouvelle qui vient de lui, ou pour le dire autrement : nous sommes « born again » (nés à nouveau) :

1 P 1,23 : « Dieu vous a fait renaître, non pas d’une semence périssable, mais d’une semence impérissable : sa parole vivante qui demeure. »

 

Jn 1, 12-13 : « A tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. »

C’est cette nouvelle naissance que Jésus annonçait à Nicodème :

Jn 3,5 : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. »

Le baptême sacramentel est précisément pour chacun de nous cette nouvelle naissance à la vie divine dans l’Esprit.

Vœux de notre Père Evêque

Année nouvelle, un don de Dieu

 

L’année qui s’achève aura été une année pesante à bien des égards, nous l’avons tous éprouvé, parfois douloureusement.

Que sera cette année nouvelle ? Nous la découvrirons comme un cadeau de Dieu, jour après jour ; nos souhaits la veulent meilleure à tous points de vue et nous nous y emploierons pour ce qui dépend de nous.

Je demande au Seigneur, pour chacune et chacun de vous, la force de l’espérance. Elle est la vertu indispensable pour découvrir davantage que le Seigneur est toujours avec nous et qu’il nous donne la force nécessaire pour avancer et écrire jour après jour notre histoire commune.

 

Bonne et sainte année 2021 !

 

+ Pierre-Marie Carré

Archevêque de Montpellier

Obsèques de la semaine du 4 au 10 janvier 21

Lundi 4 janvier, à 15h, à Puissalicon : obsèques Mr Jean-Pierre BACOU

Lundi 4 janvier, à 10h30, à Lamalou : obsèques Mr Jean-Louis CASTIPLANQUE

Mardi 5 janvier, à 10h30, à Villemagne : obsèques Mr Jean MOLINA

Mercredi 6 janvier, à 15h30 à Ceilhès : obsèques Mme Marie CARLES

Jeudi 7 janvier, à 10h30 à Lamalou : obsèques Mme Gisèle MARCHYLLIE

Vendredi 8 janvier, à 10h30, à Thézan : obsèques Mme Geneviève THOMAS

Vendredi 8 janvier à 11h, à St Alexandre : obsèques Mr Marc LIBES

Samedi 9 janvier à 15h30, à St Geniès : obsèques Mr Adrien COSTES

 

 

Le mot du Père Curé – Janvier 21

Nous voilà au terme d’une année bien singulière, dominée par un visiteur non invité et dont nous nous serions bien passés : la Covid ! Si rien n’échappe à la maîtrise de Dieu, il faut bien que cet événement ait un sens dans l’histoire de notre humanité ? Sans doute les interprétations sont-elles multiples, mais il me semble que le sens premier, c’est de mettre un terrible coup d’arrêt à la prétention exorbitante de ceux qui se prennent déjà pour les maîtres du monde – je pense par exemple au docteur transhumaniste Laurent Alexandre qui annonce « le recul de la mort », et prophétise que « la science donnera à l’homme le pouvoir d’un Dieu : l’homme va remodeler l’univers ». Il aura suffi d’un minuscule virus, sommes toutes assez banal, pour gripper les rouages de la belle mécanique, et mettre en échec ces utopies d’immortalité et de pouvoirs divins.

Certes les mois difficiles que nous avons traversés et qui perdurent, ont mis en lumière une belle solidarité au niveau des services hospitaliers, mais en même temps : que de conflits d’égos dans les prises de décision, que de choix dont on peut redouter qu’ils soient dirigés davantage par des intérêts financiers que par le bien des malades.

Sans parler de l’avenir, qui s’annonce particulièrement difficile pour tant d’artisans et de petites entreprises qui seront obligés de mettre la clé sous la porte dès que les aides de l’État s’arrêteront. Déjà s’annoncent les premiers suicides de personnes qui ont perdu le fruit de toute une vie de travail, et qui n’ont plus ni le courage, ni les moyens de rebondir…

Ah si cette pandémie pouvait nous faire revenir à nous-mêmes, nous conduire au repentir, et nous amener à confesser humblement la seigneurie de Dieu et de son Christ sur toute vie ! Si tous ensemble comme le peuple d’Israël à ses meilleurs moments, nous pouvions prendre le chemin de la repentance et avouer notre péché en confessant la miséricorde de Dieu, je suis sûr que nous verrions sans tarder la fin de cette épreuve.

Bien sûr il est difficile d’attendre une telle démarche de la part des grands de ce monde. Mais dans les Ecritures, ce n’est pas d’eux que le Seigneur attend le mouvement de conversion, mais des petits, des anawim, des pauvres qui ne mettent plus leur espoir en eux-mêmes, mais en Dieu seul : c’est d’eux et nul autre que le Seigneur attend la supplication pour faire grâce au peuple tout entier.

En cette année où nous fêtons le 150ème anniversaire de la proclamation de St Joseph Patron de l’Eglise universelle (Pie IX, Décret « Urbi et Orbi » du 8 décembre 1870), demandons à notre Père de convertir nos cœurs, et de mettre sur nos lèvres les paroles de supplication qui attireront la bienveillance divine sur notre pauvre monde.

A toutes et à tous, mes meilleurs vœux

pour une Année Jubilaire de St Joseph féconde en grâces !

P. Joseph-Marie

Le coin du caté : Sainte Famille

Chers enfants, chers parents,

Demain, nous fêtons la Sainte Famille qui est le nom donné à la famille formée par Jésus de Nazareth, la Bienheureuse Vierge Marie et Saint Joseph, ses parents. Que cette Famille soit notre exemple tous les jours de notre vie : amour, humilité, simplicité et discrétion.

Retrouvez le bricolage, la liturgie de la Parole, des idées pour agir et le coloriage.

En union de prières

Les animateurs caté p/o Curé de la paroisse, Père Joseph-Marie

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