Mot du Père curé – Septembre 2021

Les années se suivent, et hélas se ressemblent ! Aux portes de la rentrée pastorale, nous sommes à nouveau dans l’incapacité de prévoir ce qui va se passer dans les mois à venir. Après le variant delta (on se demande où sont passés les alpha, béta et gamma ?) pourquoi n’y aurait-il pas l’epsilon, le dzéta, etc. jusqu’à l’oméga ? S’il est vrai que ce sont les vaccins qui suscitent les mutants (ce qui semble logique), on n’est pas sorti de l’auberge, …ni des vaccins, puisqu’il faudra rajouter des injections aux injections, pour la plus grande joie des entreprises pharmaceutiques concernées. Il y a vraiment de quoi développer une sinistrose aiguë !
Mais précisément, c’est ce que nous refusons. Nous n’aborderons pas l’année à venir passivement, subordonnant nos projets aux caprices d’un virus et des restrictions sanitaires. A nous d’inventer les conditions dans lesquelles une vie paroissiale « normale » est possible.
Ne pensez pas que je vous invite à une révolution anti-sanitaire ; mais je vous appelle tous et chacun à un sursaut de créativité. Je suis convaincu qu’avec un peu d’inventivité, nous pourrons réaliser nos projets malgré les restrictions que la pandémie nous impose. A condition bien sûr que tout le monde s’y mette, chacun apportant sa petite pierre de contribution.
Commençons par les projets, nous verrons ensuite comment les réaliser. J’attends de vous que vous me fassiez connaitre vos suggestions, vos attentes, vos désirs… avant la mi-septembre, pour que nous puissions essayer de les intégrer dans le projet d’ensemble que nous vous présenterons à la messe de rentrée du 26 septembre (à St Joseph de Mont-Rouge). N’hésitez pas à nous formuler également vos critiques par rapport à ce qui est en place, en vous souvenant qu’une critique constructive propose également des solutions alternatives.
Il n’est pas sûr que nous puissions tenir compte de tous vos avis (qui risquent d’être parfois contradictoires), mais nous ferons au mieux pour que vous ayez tous à cœur de participer tout au long de l’année, à la vie de notre paroisse.
Notre but : vivre de la grâce de notre baptême, c’est-à-dire vivre dans l’amour de Dieu et dans la charité fraternelle, afin de témoigner de la présence agissante du Christ ressuscité au milieu de nos communautés. N’oublions pas que nos contemporains, lorsqu’ils nous rencontrent, veulent découvrir ce qu’ils ne voient nulle part ailleurs, à savoir : la joie et l’espérance qui naissent du fait de vivre de la vie même du Seigneur ressuscité. Ne les décevons pas !
P. Joseph-Marie

KTQ- Jésus nous dit Dieu par sa vie d’homme (6)

C’est en Jésus de Nazareth, que Dieu lui-même s’approche.

Dieu s’est fait homme afin que nous puissions le voir dans un visage d’homme, l’entendre nous parler, le voir agir :

1 Jn 1, 1-2 : « Ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons. Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons vue, et nous rendons témoignage : nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous. »

Les prophètes nous parlaient de Dieu, ils nous transmettaient la parole que Dieu leur avait dite ; Jésus, lui, est la Parole, il nous dit Dieu dans tout son être :

Jn 14,9 : « Celui qui m’a vu a vu le Père. »

Cette prétention à être le Fils unique de Dieu venu dans la chair, est confirmée par le Père lui-même ; ainsi au baptême de Jésus par Jean le Baptiste :

Lc 3,22 : « L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus, et il y eut une voix venant du ciel : “Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie”. »

Ainsi qu’à la Transfiguration :

Lc 9,35 : « De la nuée, une voix se fit entendre : “Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! ”»

Jésus parle avec autorité et non pas comme les chefs religieux :

Mc 1,22 : « On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. »

Il agit avec une autorité toute divine puisqu’il guérit par sa seule parole, et expulse les démons :

Mc 1, 32-34 : « Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. »

Mais il manifeste surtout son origine divine en accomplissant ce que Dieu seul peut faire : en pardonnant les péchés :

Mc 2,5 : « Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : “Mon enfant, tes péchés sont pardonnés”. »

Le Dieu que Jésus nous révèle est le Dieu de miséricorde, qui nous a envoyé son Fils pour nous dire son amour, sa volonté de nous réconcilier avec lui, de nous rétablir dans notre dignité de fils et de filles de Dieu, que nous avions perdue en nous détournant de lui et en prétendant à une autonomie mensongère :

2 Co 5, 18-22 : « Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné le ministère de la réconciliation. Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui : il n’a pas tenu compte des fautes, et il a déposé en nous la parole de la réconciliation. Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu. »

Si Jésus est le Fils de Dieu fait chair pour nous ouvrir le chemin vers le Père, il convient d’apprendre à le connaitre en méditant les Evangiles qui sont la « mémoire des apôtres », c’est-à-dire le récit de ce qu’ils ont vécu avec Jésus et qu’ils nous ont laissé afin que nous aussi…

Jn 20,31 : « …nous croyions que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, nous ayons la vie en son nom. »