KTQ-Le Fils unique de Dieu (7)

Insistons sur ce point : Jésus est le seul homme dans l’histoire qui ait prétendu être l’égal de Dieu, et qui pourtant est mort de la mort la plus humiliante.

Commençons par la prétention de Jésus de Nazareth d’être l’égal de Dieu, son Fils au sens ontologique, c’est-à-dire : partageant la substance divine du Père.

Comme nous le proclamons dans le Credo de Nicée :

« Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ,
le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :
Il est Dieu, né de Dieu,
lumière, née de la lumière,
vrai Dieu, né du vrai Dieu
Engendré non pas créé,
consubstantiel au Père ;
et par lui tout a été fait. »

Cette affirmation de foi s’appuie bien sûr sur la Révélation, c’est-à-dire sur la Bonne Nouvelle (traduction du terme grec « Évangile ») qui fut rédigée…

« …d’après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la Parole » (Lc 1,2).

C’est d’abord à l’écoute des paroles que Jésus a prononcées tout au long de son ministère, que nous découvrons cette prétention – scandaleuse pour des oreilles juives, pour lesquelles il est impossible que le Dieu transcendant s’incarne dans notre humanité pècheresse. Citons-en quelques-unes :

Jn 10,30 : « Le Père et moi nous sommes un. »

Jn 14,10 : « Qui m’a vu à vu le Père. »

Jn 8,58 : « En vérité, en vérité je vous le dis : avant qu’Abraham fut, JE SUIS. »

Cette dernière citation est particulièrement évocatrice, car l’expression grecque rendue en français par « Je suis », est la traduction du Tétragramme sacré, c’est-à-dire du Nom de Dieu révélé à Moïse (Ex 3,14). Jésus prétend donc à l’égalité avec Dieu dont il revendique le Nom.

Les Juifs ne s’y sont pas trompés, comme le souligne Saint Jean :

Jn 5,18 : « Les Juifs cherchaient à le tuer, car il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu. »

Ce sera d’ailleurs le motif de la condamnation à mort de Jésus :

Jn 10,33 : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. »

Citons également quelques versets des Synoptiques (ce terme désigne les Evangiles de Mathieu, Marc et Luc) :

Mt 11,27 : « Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »

Jésus déclare avoir avec le Père une relation tout à fait unique eu égard à son statut de Fils. Il prétend dès lors à être le seul à connaitre le Père et à pouvoir en parler en « Esprit et vérité » (Jn 4,23).

Le motif de condamnation de Jésus durant son procès est explicité par St Marc :

Mc 14, 61-64 : « Le grand prêtre l’interrogea de nouveau : “Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? ” Jésus lui dit : “Je le suis. Et vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant, et venir parmi les nuées du ciel”. » Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit : “Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous avez entendu le blasphème. Qu’en pensez-vous ? ” Tous prononcèrent qu’il méritait la mort. »

Jésus est condamné parce qu’il s’identifie au mystérieux personnage dont le prophète Daniel a eu la vision :

Dn 7, 13-14 : « Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite. »

Le « Fils d’homme » est élevé au même rang que Dieu, dont il partage la gloire et la puissance, et donc la divinité.

Cette prétention à la condition divine, Jésus la confirme également dans ses actions : il a autorité sur les éléments de la nature (il impose silence au vent et à la mer déchaînée), il guérit les malades et expulse les démons par une simple parole d’autorité :

Mc 4, 37-39 : « Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : “Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? ” Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : “Silence, tais-toi ! ” Le vent tomba, et il se fit un grand calme. »

 

Lc 4, 40-41 : « Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait. Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : “C’est toi le Fils de Dieu ! ” Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler, parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui. »

Et surtout, Jésus prétend pouvoir pardonner les péchés, ce que Dieu seul peut accomplir :

Mc 2, 5-12 : « Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : “Mon enfant, tes péchés sont pardonnés”. Or, il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes : “Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? ” Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils se faisaient, Jésus leur dit : “ Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien lui dire : “Lève-toi, prends ton brancard et marche” ? Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre… – Jésus s’adressa au paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison”. Il se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu, en disant : “Nous n’avons jamais rien vu de pareil”. »

Prétention inouïe d’être l’égal de Dieu, le Fils unique du Père, qui contraste avec la mort de Jésus sur le gibet d’infamie de la Croix…

Ce sera notre point suivant de méditation.

Messe du premier mercredi du mois 6 octobre à 17 h 00 min – 18 h 00 min

Chaque mercredi, les moines et les moniales de saint Joseph vous invitent à les rejoindre pour une messe jubilaire en l’honneur de saint Joseph. Toutes les prières confiées au sanctuaire Saint-Joseph de Mont-Rouge et celles reçues sur notre site internet sont apportées devant l’autel pour l’intercession de saint Joseph.
Le premier mercredi du mois, une homélie développée présente le mystère et la personne de saint Joseph.
Les messes du mercredi sont retransmises en direct sur notre chaîne YouTube et sur Radio Espérance.

Jeudi 07 octobre – Notre-Dame du rosaire

Retrouvons-nous, pour prier ensemble :

    • à 16h30 à Notre-Dame de Capimont pour un chapelet suivi de la célébration eucharistique
    • à 17h30 à l’église de Laurens pour une messe suivie d’une adoration silencieuse – Confessions

Le rosaire est le nom d’une prière composée de quatre chapelets d’oraison, pendant laquelle on médite la vie de Jésus à travers le regard de Marie.

En 1883, le pape Léon XIII décrétait que le mois d’octobre de cette année-là serait entièrement consacré à «la Saint Reine du Rosaire».

Depuis, octobre est resté le mois du Psautier de Marie. (source La Croix-Croire)

 

Mot du Père curé – Octobre 2021

En ce mois d’octobre, consacré à Notre-Dame du Rosaire, nous présenterons à la Vierge Marie nos requêtes pour nous-mêmes et pour nos proches, sûrs de sa sollicitude maternelle et de son pouvoir sur le Cœur de son Fils.
Nous commençons en général par lui confier notre santé physique, puis nous lui demandons la grâce d’une vie relationnelle harmonieuse, en particulier au sein de notre famille, du cercle de nos amis, de la paroisse… Et enfin – si nous y pensons – nous lui demandons encore d’être renouvelés dans l’Esprit Saint afin de mieux connaitre Jésus, et par lui le Père.
Or si nous écoutons Jésus nous enseigner la prière, l’ordre de priorité dans nos demandes devrait être radicalement inversé :
« Notre Père qui es au cieux, que ton Nom soit sanctifié » : que ta paternité (ton Nom) soit honorée dans tous les aspects de notre vie, pour que celle-ci soit pleinement filiale, et que « tout ce que nous puissions dire ou faire, le soit toujours au nom du Seigneur Jésus, en offrant par lui notre action de grâce à Dieu le Père » (Col 3,17).
« Que ton Règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » : que nous soyons des collaborateurs du Christ, venu accomplir la volonté de Dieu son Père en « rassemblant dans l’unité les enfants de Dieu dispersés » (Jn 11,52) ; que nous ne soyons jamais cause de divisions, mais que « nous nous revêtions de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience, nous supportant et nous pardonnant mutuellement comme le Seigneur nous a lui-même pardonné » (Col 3, 12-13) ; et qu’ainsi nous puissions toujours et en tout lieu « garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix » (Ep 4,3).
« Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour » : le Pain « suressentiel » de l’Eucharistie, par laquelle tu viens demeurer en nous et nous permets de demeurer en toi (Jn 15). C’est par ce Pain de vie que tu fais grandir en nous « l’Homme nouveau, recréé, selon Dieu, dans la justice et la sainteté conformes à la vérité » (Ep 4,24), et que tu poursuis à travers nous la grande transfiguration de la création – à commencer par notre propre corps.
C’est donc « par le haut » qu’il nous faut commencer à rédiger notre liste de demandes, puisque le Seigneur nous a fait « renaître d’en-haut, d’eau et d’Esprit » (Jn 3,3.5), afin de « ne pas entrer dans les tentations » de ce monde et être délivrés de « notre adversaire, le diable, qui rôde comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer » (1 P 5,8).
Que la Vierge Marie notre Mère nous accorde de « lui résister avec la force de la foi » (1 P 5,9).

 P. Joseph-Marie

Prière à Saint Raphaël

Prière à Saint Raphaël :  

« O saint ange Raphaël, fidèle ministre du Seigneur, guide sûr et zélé des  pauvres  pèlerins  du  temps  à l’éternité,  nous  recourons  à  vous  et  nous  vous  demandons  humblement  votre  céleste  protection.  La  vie  pour  nous,  vous  le  savez,  est  un  voyage  rempli  de  périls  et  de  dangers.  Le  démon, comme un monstre toujours acharné à notre perte, s’efforce de  nous  dévorer ;  il  sème  sous  nos  pas  les  pièges,  les  embûches ;  il  fait  à  notre âme de profondes et trop souvent de mortelles blessures ; il jette  sur ses yeux le voile du péché, qui obscurcit en elle la lumière de la foi et  la prive des doux et bienfaisants rayons du Soleil de justice. 

Venez  donc  à  notre  aide,  ô  bienheureux  archange !  Voyez  notre  faiblesse,  les  dangers  qui  nous  menacent,  et  daignez  être  notre  guide.  Dirigez  nos  pas  incertains  dans  les  voies  de  Dieu ;  faites  briller  à  nos  yeux  la  douce  lumière  du  ciel ;  enseignez-nous  les  remèdes  propres  à  guérir  nos âmes  si  faibles,  si languissantes ; éloignez  d’elles le  démon ;  apprenez-nous  à  le  vaincre,  à  déjouer  les  ruses  de  sa  malice,  à  le  combattre par la prière et la mortification. 

Ne  nous  quittez  pas,  nous  vous en  supplions,  pendant  tout le  cours  de  notre  périlleux  voyage ;  soutenez-nous  si  nous  faiblissons,  si  notre  courage  chancelle  par les  fatigues et les longueurs  de la  route. Vous le  savez,  notre  Père  du  ciel,  qui  est  aussi  le  vôtre,  nous  attend  avec  une  inquiète sollicitude ; il craint pour notre faiblesse les dangers du voyage.  Redoublez  donc  de  zèle,  ô  charitable  esprit,  et  ne  nous  quittez  qu’en  nous  remettant  entre  ses  bras,  afin  que  nous  puissions  le  louer  et  le  bénir éternellement avec vous. Ainsi soit-il. » 

Messe à la chapelle saint Raphaël (Bédarieux)

Mercredi 29 septembre à 11h

Le 29 septembre, l’Église fête donc spécialement les trois archanges Michel, Gabriel et Raphaël et, à travers eux, « tous les anges qui, du Paradis de la Genèse à celui de l’Apocalypse, remplissent de leur présence invisible le déroulement de l’histoire du Salut. Messagers du Seigneur, pour révéler ses desseins et porter ses ordres, ils constituent d’abord la foule immense des adorateurs du Dieu vivant » (Missel romain). Fêter les archanges engage à s’inspirer de leur double fidélité : contempler, faire connaitre Dieu. (source Liturgie et sacrements)