Catégorie : Au fil des jours
Annonce du service diocésain du catéchuménat
KTQ-Un Dieu ami des hommes (2)
Le Dieu chrétien n’est pas d’abord le Dieu d’un livre, mais le Dieu vivant, et le Dieu des vivants qu’il fait vivre, dont la Bible rapporte le témoignage :
Ex 3,4.6 : « Dieu l’appela du milieu du buisson : “Moïse ! Moïse ! ” Il dit : “Me voici ! ” Et il déclara : “Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob”. »
Dieu ne dit pas qu’il est le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, car il est personnellement et directement le père de chacun de ses enfants.
Jésus reprendra ce passage dans sa discussion avec les saducéens sur la résurrection :
Mt 22, 31-32 : « Au sujet de la résurrection des morts, n’avez-vous pas lu ce qui vous a été dit par Dieu : Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ? Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. »
Un Dieu proche, compatissant, comme le souligne la suite du récit du Buisson ardent :
Ex 3, 7-10 : « Le Seigneur dit : “J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants. Oui, je connais ses souffrances. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de ce pays vers un beau et vaste pays, vers un pays, ruisselant de lait et de miel, vers le lieu où vivent le Cananéen, le Hittite, l’Amorite, le Perizzite, le Hivvite et le Jébuséen. Maintenant, le cri des fils d’Israël est parvenu jusqu’à moi, et j’ai vu l’oppression que leur font subir les Égyptiens. Maintenant donc, va ! Je t’envoie chez Pharaon : tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël”. »
Notre Dieu voit la misère de ses enfants, entend leurs cris, connais leurs souffrances, car il est descendu en son Fils Jésus-Christ assumer nos souffrances y compris notre mort, pour nous délivrer de l’esclavage du péché, pour nous rendre participants de sa résurrection, nous donner part à sa nature divine dans l’Esprit de vie.
Lorsque Moïse lui demande son Nom, la réponse de Dieu demeure énigmatique :
Ex 3,14 : « Dieu dit à Moïse : “Je suis qui je suis. Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : JE-SUIS”. »
On peut interpréter ce verset comme un refus de la part de Dieu de donner son Nom qui est ineffable et mystérieux (le Nom représente la Personne).
On peut aussi interpréter cette réponse en un sens ontologique : Dieu source de tout ce qui existe, et qui n’a besoin de nul autre pour exister – la tradition patristique développera cet aspect.
Mais on peut aussi entendre cette mystérieuse dénomination dans un sens plus existentiel, et probablement plus proche de la mentalité sémite : « Je suis celui qui était avec vous, qui est avec vous, et qui sera toujours fidèlement avec vous ».
Ce qui se réalise pleinement en Jésus, l’Emmanuel, Dieu-avec-nous :
Mt 28,20 : « Moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »
Un Dieu qui nous est proche non seulement en tant que source de notre existence (le Dieu Créateur, Cause première nécessairement présente à son effet), mais proche dans une relation personnelle d’amour, de tendresse, de miséricorde :
Ex 34, 6-7 : « LE SEIGNEUR, LE SEIGNEUR, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité, qui garde sa fidélité jusqu’à la millième génération, supporte faute, transgression et péché. »
Un Dieu qui ne se lasse pas de nous déclarer son amour pour que nous osions venir à lui :
« Ainsi parle le Seigneur, lui qui t’a créé et t’a façonné :
Ne crains pas, car je t’ai racheté, je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi.
Je suis le Seigneur ton Dieu, le Saint d’Israël, ton Sauveur.
Tu as du prix à mes yeux, tu as de la valeur pour moi et moi je t’aime.
Ne crains pas, car je suis avec toi.
Je répandrai l’eau sur ce qui est assoiffé, des ruisseaux sur la terre desséchée.
Je répandrai mon esprit sur ta postérité, ma bénédiction sur tes descendants.
Ils grandiront comme en un pré verdoyant,
comme les peupliers au bord des eaux courantes.
Une femme peut-elle oublier son nourrisson,
ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ?
Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas.
Car j’ai gravé ton nom sur les paumes de mes mains » (Is 43,1.3-5 ; 44,3-4 ; 49,15-16).
Sainte Cérone
Sainte Céronne, une sainte bien de chez nous !
Née à Corneilhan vers 410, elle mourut près de Mortagne-auPerche (Orne) vers 490. Instruite dans la religion chrétienne, la jeune Céronne s’exila en raison de la réticence de ses parents, attachés au paganisme romain.
Elle reçut le baptême en Gascogne, et se fixa près de Romigny, où elle fonda un oratoire voué à St Martin. Elle commença par y mener une vie érémétique, mais les disciples affluant, elle fonda un monastère qui prospéra.
Les moines et moniales de Normandie considèrent Ste Céronne comme la fondatrice et l’initiatrice de la vie monastique dans leur province.
Une invasion des Normands dissipa cependant la communauté vers la fin du IXe s.
Les restes mortels de Céronne furent cachés, et la paix revenue, l’évêque de Sées, Mgr Adelin, procéda à l’élévation du corps de Céronne, ce qui équivaut à l’actuelle canonisation des Saints.
Une église fut édifiée au-dessus du tombeau de Ste Céronne, qui fut embellie au XVIIe s., notamment par un magnifique retable dans lequel les reliques de la Sainte sont exposées.
En 1880, le Père Abbé de Notre Dame de la Trappe (Soligny), dom Etienne Salasc, moine cistercien né à Bédarieux, découvrit la mention de la naissance de Ste Céronne à Corneilhan. Il mit en rapport les curés de Ste Céronne et de Corneilhan ainsi que les
évêques de Sées et de Montpellier.
En 1895, Mgr de Cabrières, évêque de Montpellier, instaura dans son diocèse
le 15 novembre fête de Ste Céronne.
Une chapelle de l’église paroissiale de Corneilhan fut érigée sous son vocable, chapelle dans laquelle est encore conservée de nos jours, une relique de notre Sainte.
(Source : Manuscrit de S Evroult attribué à Orderic Vital,BnF, nouvelles acquisitions latines n. 405, f.193-108)
En ces temps difficiles, troublés,
sachons, comme nos aïeux,
recourir à la protection et à l’aide
de Ste Céronne, la Sainte de notre village !
Pour les jeunes de l’aumônerie !
A découvrir ensemble, parents et jeunes :
Prier en communion…
Chers amis,
Il est important en ce temps de confinement, avec tout le risque d’isolement qu’il implique, d’être en communion de prière à des moments précis de la journée.
Pourquoi ne reprendrions-nous pas la pratique de l’Angélus ?
Prière simple, traditionnelle, qui nous aide à nous souvenir trois fois par jour, que Dieu nous a aimés jusqu’à partager notre condition humaine, à descendre dans notre mort, pour en rouler la pierre au matin de Pâques, et nous donner de pouvoir devenir participants de sa nature divine dans l’Esprit Saint.
Traditionnellement l’Angélus se prie à 7h du matin, 12h et 19h.
- L’Ange du Seigneur porta l’annonce à Marie
-
- Et elle conçu du Saint Esprit.
-
Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort, Amen.
- Voici la servante du Seigneur
-
- Qu’il me soit fait selon sa Parole.
-
Je vous salue Marie, pleine de grâce,…
- Et le Verbe s’est fait chair
-
- Et il a habité parmi nous.
-
Je vous salue Marie, pleine de grâce,…
- Priez pour nous Sainte Mère de Dieu
-
- Afin que nous soyons rendus dignes de Notre Seigneur Jésus-Christ.
-
Prions,
Daignez Seigneur répandre votre grâce dans nos âmes,
afin qu’ayant connu, par le message de l’Ange, l’Incarnation de votre Fils Jésus-Christ,
nous parvenions, par les mérites de sa Passion et de sa Croix,
et l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie,
à la gloire de sa Résurrection,
par ce même Jésus-Christ, notre Seigneur,
Amen.
Pour nos enfants…
Chers enfants, chers parents,
Vous trouverez en pièces jointes :
– la liturgie de la Parole
– et un petit coloriage
Obsèques
Samedi 14 à 10h30, obsèques de Mr André TAÏS en l’Eglise de Magalas.
Priez en union avec nos frères du monde entier
Q/R-L’amour est-il le socle de l’humilité ?
Chère Emmanuelle,
Merci pour cette très belle question !
Pour St Paul, l’humilité consiste dans la capacité à considérer l’autre plus méritant que soi : « Ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes » (lettre aux Philippiens, II,3). La parole de Jésus : « Je suis doux et humble de cœur » (Mt 11,29) n’en est que plus étonnante : Jésus nous considère-t-il comme « supérieur à lui » ? Nous voilà au cœur du mystère de l’humilité ! Seul l’amour divin de charité peut justifier une telle affirmation. C’est bien ce que dit l’évangile de Jean : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle » (Jn 3,16).
C’est par amour que le Fils de Dieu s’est abaissé jusqu’à nous, par amour qu’il « s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes« (Ph 2,7), par amour « qu’il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix » (Ph 2,8), afin que le Père puisse nous relever avec Lui au matin de Pâques et « nous rendre participants de la nature divine » (2 P 1,4).
On imagine mal un amour orgueilleux, qui considère d’en-haut les personnes aimées, les traite comme inférieures. Nous pressentons que l’amour vrai se met au niveau de l’être aimé, bien plus : descend plus bas que lui, afin de ne pas l’humilier, mais au contraire de le mettre en valeur. Aussi lorsque Dieu, l’Acte de charité infini, nous dit son amour, il s’abaisse, s’anéantit, s’humilie pour nous donner part à sa gloire.
Je crois en effet qu’il n’y a pas d’humilité vraie sans amour. C’est l’amour qui ouvre nos yeux à la beauté de l’autre et met dans notre cœur le désir de nous mettre humblement, gratuitement à son service. L’humilité qui ne procède pas de l’amour, risque d’être servile, ce qui est la caricature de l’humilité.
L’humilité vraie se reconnait à cette lumière qui l’illumine de l’intérieur, et procède d’un cœur qui aime.
L’humilité vraie est paisible et joyeuse car elle procède de l’Esprit d’amour.
L’humilité est la marque de ceux qui ont accueilli la vraie liberté, celle que Jésus nous donne en partage dans l’Esprit, lui « qui n’est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mc 10,45).