Mot du Père curé – Octobre 2022

Chers amis,
Comme en raison de mon état de santé, nous n’avons pas pu célébrer de messe d’action de grâce pour les années où j’étais votre pasteur, je profite de ce rassemblement de nos deux paroisses à l’occasion de l’installation de frère Philippe et de frère Jérémie, pour vous dire en quelques mots ma reconnaissance.

Merci de m’avoir permis de découvrir au milieu de vous, la beauté du ministère paroissial. Quelle joie, oui : quel bonheur, de grandir ensemble dans la foi, à l’écoute de la Parole de notre Dieu, dans l’espérance, par la célébration de ses sacrements, et dans l’amour, par la vie fraternelle.

Que de fois j’ai murmuré le Ps 132 : « Oui qu’il est bon, qu’il est doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis ! On dirait un baume précieux, un parfum sur la tête, qui descend sur la barbe, la barbe d’Aaron, qui descend sur le bord de son vêtement. C’est là que le Seigneur envoie la bénédiction, la vie pour toujours ».

Certes il y a eu des moments difficiles, très difficiles même ; mais comme le discernait Mgr Carré : « Ils sont le prix de la fécondité de votre ministère ». Et cette fécondité fut indiscutablement au rendez-vous : le Seigneur a abondamment béni notre engagement à tous, chacun selon ses charismes propres. Non seulement nous avons-nous-même appris à mieux connaitre, aimer et servir notre Seigneur, mais nous avons pu partager cette joie avec ceux et celles qui avaient soif de donner un sens à leur vie.

Je pense bien sûr aux nombreux catéchumènes et recommençants, mais aussi aux enfants du catéchisme, aux jeunes de l’aumônerie, et aux personnes qui ont participé à nos groupes de réflexion, d’approfondissement de la foi, et aux mouvements ecclésiaux présents sur la paroisse.

Tout cela et bien d’autres choses encore, est le fruit du dévouement de tous et de chacun en particulier, fécondé par l’Esprit du Seigneur, qui s’est avéré fidèle à ses promesses.

Sauf miracle, je ne serai hélas pas le vicaire de nos deux frères curés in solidum ; il ne me reste plus que le ministère de la prière.

Mais n’est-ce pas la meilleure part ? N’est-ce pas le rocher sur lequel il nous faut construire notre maison paroissiale ? Aussi croyez bien que je m’y donne de tout mon cœur, et que vous y gardez une place de choix : tous ensemble comme communauté paroissiale, et chacun de vous comme frère, sœur, et amis.

Je vous remercie de tout cœur pour la générosité de votre cadeau d’adieu : il nous permettra de compléter la bibliothèque du Monastère, tout en gardant comme il se doit une part pour les plus pauvres : nos frères et sœurs chrétiens du Liban.

Merci aussi pour les paroles émouvantes qui accompagnaient vos dons : elles montent vers Dieu comme un hymne d’action de grâce pour ces années passées à travailler ensemble dans la vigne du Seigneur !

Il ne me reste plus qu’à vous redire un grand, sincère, chaleureux et cordial « MERCI ! », et à vous donner rendez-vous au Paradis !

P. Joseph-Marie